L'administration communale à Chambéry au XVIIIe siècle

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Le 11 avril 1713, les Français rendent à Victor-Amédée II la Savoie qu'ils occupent depuis 1703 ; le 22 septembre 1792, ils l'envahissent de nouveau. Ces deux faits limitent le XVIIIe siècle savoyard qui fut une période capitale dans l'histoire du Duché. Trois rois de grande valeur créèrent un état moderne qui était beaucoup mieux organisé que son voisin français en 1792 ; la noblesse était soumise, les droits féodaux supprimés, les finances en équilibre.

Le régime était centralisé, mais le Duché, élément français dans un pays à majorité italienne, jouissait d'une relative autonomie et gardait ses particularités : toute étude administrative de la Savoie au XVIIIe siècle doit s'inspirer de ces deux caractères, en particulier l'étude du régime communal. Alors qu'en France les municipalités étaient de plus en plus soumises au pouvoir central, à Chambéry un Conseil aux pouvoirs relativement étendus administrait la cité, sans aucune intervention du roi ou de ses intendants dans sa formation et son activité.

Le gouvernement central tenta bien, un moment, de s'imposer : en vain. Il se contenta, dès lors, d'un contrôle surtout financier, mais en 1792 il allait tenter une nouvelle politique autoritaire.

Cet état n'était donc dû qu'au libéralisme des rois qui trouvaient, dans cette survivance du régime médiéval, un moyen commode et économique de gouvernement.