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CONFERENCES
« Le tourisme en Haute-Savoie d’après les guides de voyage »
18:00
Annecy
Mercredi 4 février, 18 heures Salle Yvette Martinet – 15, avenue des Iles / Annecy « Le tourisme en Haute-Savoie
Date : 2026-02-04
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CONFERENCES
« Les Savoyards descendent-ils vraiment des Sarrasins ? »
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Mardi 10 février, 19 heures Salle Saint Jean / 252 avenue Saint-Exupéry - La Motte Servolex « Les Savoyards
CONFERENCES
« Transformer le bourg d’Aix à l’époque impériale (1810-1813) Un projet ambitieux, abandonné et oublié »
20:15
Aix les Bains
Mardi 10 février, 20 heures 15 Cinéma Victoria - 36, avenue Victoria/ Aix les Bains « Transformer le bourg d’Aix
Date : 2026-02-10
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CONFERENCE SSHA
Histoires d’archives en Savoie
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Archives Départementales de la Savoie, CHAMBERY
Histoires d’archives en Savoie.par Sylvie Claus, chef de service des Archives départementales de la Savoie.
CONFERENCES
« Le général comte de Boigne ( 1751 – 1830) : un personnage complexe »
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Saint Jean de Maurienne
Mercredi 11 février, 15 heuresSalle de Pré Coppet/ Saint Jean de Maurienne « Le général comte de Boigne ( 1751 –
Date : 2026-02-11
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CONFERENCES
«Vallée de Thônes et Aravis en cartes postales anciennes »
18:00
Thones
Vendredi 13 février, 18 heuresSalle des 2 Lachat - 1 rue Blanche / Thônes «Vallée de Thônes et Aravis en cartes
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« En arrière-plan du décor baroque des églises tarines… des vaches et de la grevire [du gruyère] ! »
18:30
Aime
Vendredi 13 février, 18 heures 30Salle de spectacle et de cinéma – 439, avenue de la gare / Aime « En
Date : 2026-02-13
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CONFERENCES
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CONFERENCES
« La postérité de Jules Daisay, peintre, conservateur et élu : une vie au service des arts »
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Chambéry
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CONFERENCES
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Chamonix
Samedi 14 février, 18 heures Le Majestic / Chamonix « Août 1805 : Chateaubriand au Mont-Blanc, une visite jugée
Date : 2026-02-14
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« Des femmes de pouvoir aux XVIe et XVIIe siècles : Charlotte d’Orléans et Anne de Lorraine »
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Lundi 16 février, 18 heures Salle Yvette Martinet – 15, avenue des Iles / Annecy « Des femmes de pouvoir aux XVIe
Date : 2026-02-16
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Annecy
Mardi 17 février, 18 heures Salle Yvette Martinet – 15, avenue des Iles / Annecy « Le Lyon-Turin, les enjeux pour
Date : 2026-02-17
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« Une maison de maître des environs de Chambéry au début du XVIIIe siècle : à propos de la découverte d’un décor mural à Saint-Cassin » - « Septembre 1862 : une grève sur le chantier du tunnel du Fréjus. Conséquences sociales et diplomatiques »
15:00
Chambéry
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Date : 2026-02-18
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CONFERENCES
« Impressions de voyages - Artistes, écrivains et autres voyageurs en Savoie, au XIXe siècle. »
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Francin
Vendredi 20 février, 20 heuresSalle de la Mairie / Francin (Porte de Savoie) y « Impressions de voyages - Artistes,
Date : 2026-02-20
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Audé, les aventures d’une famille savoyarde d’Aussois à Saint- Pétersbourg
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Audé, les aventures d’une famille savoyarde d’Aussois à Saint- Pétersbourg.par Christian Regat, journaliste,
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« Les projets pour le château des ducs de Savoie : études, valorisation, médiation et événementiel»
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Francin

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Audé, les aventures d’une famille savoyarde d’Aussois à Saint- Pétersbourg
Archives Départementales de la Savoie, CHAMBERY

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Une collection archéologique du Caucase du Nord au Musée savoisien

Les réserves du Musée savoisien recèlent une collection quelque peu oubliée jusqu’à récemment.[1] Il s’agit d’une cinquantaine d’objets en bronze provenant d’une mission effectuée par l’anthropologue français Ernest Chantre (1843-1924) dans le Caucase du Nord à la fin du XIXéme siècle. Celui-ci a conduit des fouilles archéologiques dans la nécropole de Koban (République d’Ossétie-du-Nord, Russie), site qui devint dès cette époque une référence pour la protohistoire européenne.

La découverte de la nécropole de Koban

Les fouilles archéologiques effectuées dans le Caucase à partir du milieu du XIXéme siècle et surtout la découverte de la nécropole de Koban provoquèrent un intérêt soudain pour cette région située aux confins de l’Europe et de l’Asie. Cette nécropole est réapparue suite à l’éboulement d’une des rives de la rivière Gizeldon lors de la crue du printemps 1869, près du village de Koban, qui lui a donné son nom. Au cours des années suivantes, les fouilles archéologiques conduites par différents archéologues russes et étrangers mirent au jour une nécropole utilisée à plusieurs époques, et dont la couche la plus importante et la plus riche en matériel a été datée de la fin du IIéme - début du Ier millénaire avant J.-C., c'est-à-dire de l’âge du Bronze final - Ier âge du Fer.

La nécropole comportait de nombreux caissons de pierre dans lesquels les défunts avaient généralement été inhumés sur le côté, les jambes repliées. Le mobilier funéraire contenait des objets en bronze n’appartenant à aucune typologie alors connue : des haches gravées, des poignards, des ceintures réalisées en feuilles de bronze, des boucles de ceinture gravées ou incrustées, de grandes épingles à cheveux, des bracelets ornant bras et jambes, des fibules gravées, de petits pendentifs en forme d’animaux.

De nombreuses études furent publiées sur ce site qui venait de ressurgir de terre ainsi que sur d’autres cimetières qui furent trouvés aux alentour. Dans les années 1880, l’ensemble des ces sites et la culture matérielle qu’ils avaient livrée furent désignés par les milieux scientifiques sous l’appellation de « culture de Koban », preuve s’il en est de l’importance et de l’impact de cette découverte.

L’âge du Bronze final - début de l’âge du Fer dans le Caucase

Le soudain intérêt pour la culture de Koban au cours du XIXéme siècle s’explique par l’élaboration et la connaissance d’une nouvelle typologie d’objets en bronze, ainsi que par la forte ressemblance de ces objets avec ceux provenant de la nécropole de Hallstatt (Autriche), dont la découverte a précédé de quelques années celle de la nécropole de Koban.

Au cours de fouilles archéologiques du début du XXéme siècle, des pièces similaires apparaissent dans le Caucase du Sud, sur le territoire de l’ancienne Colchide (Géorgie occidentale). Ces découvertes se sont multipliées avec les années : haches gravées, poignards, ceintures en feuilles de bronze, boucles de ceinture gravées ou incrustées ont ainsi été mis au jour dans plusieurs nécropoles ou découverts comme « trésor » sur tout le territoire de l’actuelle Géorgie, exception faite des régions orientales. Cultures de Koban et de Colchide sont voisines d’un point de vue géographique et font toujours l’objet, à l’heure actuelle, de fouilles archéologiques et d’études corrélatives. Malgré leur apparente similitude, certains types d’objets présentent des différences notables. A titre d’exemple, si les haches, les boucles de ceinture et les fibules présentent les mêmes critères techniques et artistiques, les parures, notamment les brassards enroulés, sont propres à la région de Koban ; de même, les outils servant à travailler la terre semblent être spécifiques à la région de Colchide. L’absence et la présence d’objets caractéristiques dans la culture matérielle pourraient s’expliquer par la spécificité du mode de vie respectif aux deux régions. Si la population des plaines de Colchide pratiquait l’agriculture, dans les montagnes hautes du Caucase la priorité a été donnée à l’élevage. De même, en Colchide, la découverte de moules en pierre pour la fabrication de haches en bronze est très fréquente, ce qui n’est pas le cas dans la région de Koban. Ces similitudes et divergences dans la culture matérielle pourraient s’expliquer par des spécificités socioculturelles.

Mission d’Ernest Chantre au Caucase

A la fin du XIXéme siècle, le ministère français de l’Instruction publique a subventionné plusieurs missions de recherches ethnologiques ou archéologiques dans la région du Caucase, dont l’une des plus connues et des plus fructueuses fut celle d’Ernest Chantre,[2] sous-directeur au Muséum de Lyon, actuel Musée des Confluences.

Lors de sa deuxième mission en 1881, Ernest Chantre entreprit des fouilles archéologiques dans la nécropole de Koban. Les vingt-deux tombes qu’il ouvrit présentèrent la typologie d’objets caractéristique de cette nécropole, à savoir haches gravées, brassards enroulés, bracelets, épingles, boucles de ceinture, petites figurines, céramique.[3] Plus de mille sept cents pièces[4] du mobilier funéraire issues de cette mission ont été rapportées par Chantre en France, dont la grande partie est entrée au Musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye et au Muséum de Lyon. La collection conservée au Musée d’Archéologie nationale a fait l’objet de plusieurs publications.[5] Celle conservée dans les réserves du Musée des Confluences est actuellement en cours d’étude dans le cadre d’un projet sur la nécropole de Koban.[6]

Collection provenant de Koban au Musée savoisien

A côté de ces deux séries réunissant quelque mille deux cents pièces, le Musée savoisien possède une collection plus modeste constituée d’une cinquantaine d’objets en bronze provenant de la mission d’Ernest Chantre et dont l’intérêt archéologique n’est pas moindre. Les années ont jeté un flou tant historique que scientifique sur cette collection. En effet, le mode d’entrée de ces pièces se résume à quelques mots rédigés en 1896, dans le livre d’inventaire, par J. Daisay, alors conservateur du Musée savoisien : cette collection, appartenant aujourd’hui à la Ville de Chambéry, provient indirectement de la mission de Chantre de 1881 ; elle fut acquise en 1891 à André Perrin, libraire et ancien conservateur du musée départemental.

Les conditions dans lesquelles Perrin mit la main sur ces objets sont inconnues ; on ne peut exclure une origine douteuse de la collection qu’il vendit à la ville. Malgré toutes les informations recueillies sur cette collection, une question demeure en effet sans réponse : s’agissait-il d’objets découverts au cours des fouilles archéologiques effectuées par Chantre lui-même ou d’une acquisition sur place d’objets issus de fouilles clandestines ?

Si les archives du Conseil municipal de la Ville de Chambéry ne lèvent pas le voile sur la transaction de Chantre à Perrin, elles nous renseignent en revanche sur celle entre Perrin et le Musée savoisien.[7] D’après le registre des délibérations, une collection importante, constituée de différents types d’objets fut achetée par la ville auprès d’André Perrin : « Monsieur Perrin, libraire, ancien conservateur du Musée Départemental, a exprimé l’intention de céder à la Ville de Chambéry, pour son Musée, toutes ses collections d’objets anciens (Archéologie, Monnaies, Gravures, etc.) au même prix qu’il les a payés lui-même, faisant don gratuit en outre, de tous les objets qui lui sont parvenus sans débourse ». Parmi ces objets sont cités « 140 outils et ornements en bronze et grains d’ambre, d’anciens cimetières du Caucase, remarquables par leurs formes et leur ornementation ».

Outre cette cinquantaine d’objets en bronze, le Musée savoisien possède environ quatre-vingt-dix perles en cornaline provenant du Caucase et dépourvues d’un numéro d’inventaire. A la suite d’une étude réalisée au sein du musée en 1977,[8] les perles ont été attribuées aux kourganes énéolithiques de Maïkop (Caucase du Nord) datant du IIIe millénaire avant J.-C. Cependant, la découverte de ce type de perles en cornaline est fréquente dans la nécropole de Koban et dans les autres nécropoles contemporaines. Ces perles pourraient donc être bien plus récentes et dater de la fin du IIéme - début du Ier millénaire. Si l’inventaire du musée ne les associe pas à la série de Koban, c’est peut-être parce qu’elles ne proviennent pas de la mission d’Ernest Chantre, bien qu’elles appartiennent au lot ayant fait l’objet de la transaction entre Perrin et la Ville de Chambéry.

Compte tenu du contexte de l’époque, nous sommes en droit de supposer que l’intérêt porté à cette collection par A. Perrin, ainsi que J. Daisay, a été éveillé par la forte similitude dans le travail du bronze entre la culture de Koban et celle des cités lacustres de Savoie.

La collection du Musée savoisien, constituée de quarante-neuf pièces réunies sous trente-cinq numéros d’inventaire (inv. 7904/1504bis-7938/1538), fit longtemps partie d’une exposition permanente après son entrée au Musée.[9] Toutes les pièces appartiennent sans nul doute à la typologie établie pour la nécropole de Koban : hache gravée, lame de poignard, trois boucles de ceinture, pendentif en formé de tête de bélier, fragment de ceinture en feuille de bronze, petite chaîne, épingle torsadée, brassard, deux anneaux de jambe, quatre fibules, deux bracelets, deux épingles à la tête enroulée et une épingle dite « spatuliforme » (les pointes manquant pour les trois), trois pendentif enroulés, deux perles dont l’une en verre, dix petites tubes en feuille de bronze, quatre anneaux, quatre boutons, quatre appliques de différentes formes, une spirale.

L’une des pièces les plus remarquables est une hache (inv. 7904/1504bis, fig. 11) ornée sur sa douille d’un filet de spirales finement gravé. Ce modèle de haches est répandu sur tout le territoire de l’ancienne Colchide, ainsi que sur les pentes méridionales et septentrionales du Caucase Central. La datation de ses prototypes répandus dans le Caucase du Sud remonte au XVéme siècle avant J.-C. ; les exemplaires gravés datent, quant à eux, du VIIIéme - VIIéme siècle avant J.-C. Sur les haches gravées sont essentiellement représentées des figures zoomorphes le plus souvent stylisées, tel que le canidé, le cervidé, l’équidé, le serpent et le poisson ; ou des ornements géométriques : svastika, méandres, écailles de poisson, spirales, cercles, triangles, arêtes de poisson. Nous comptons également deux exemplaires ornés d’une représentation anthropomorphe. En général, les haches gravées ne portent aucune trace d’usure sur leur lame, d’où une attribution interprétative à un usage rituel.[10]

Les trois boucles de ceinture rectangulaires (inv. 7906/1506-7908/1508, fig. 13-15) sont munies chacune d’un crochet au revers et perforées sur les bords afin de les fixer à la ceinture. Les premiers exemplaires de ce type, longs d’environ 16 à 25 cm, apparaissent au début du Ier millénaire avant J.-C. Le corpus figuratif est similaire à celui des haches, nous retrouvons les mêmes figures zoomorphes et les mêmes ornements géométriques. Précisons que la technique d’ornementation des boucles est la gravure ou l’incrustation en fer ou en pâte de verre de différentes couleurs. Parfois, des boucles sont décorées de têtes ou de petites sculptures de différents animaux en ronde-bosse.

La découverte de fibules (inv. 7916/1516-7919/1519, fig.11-14) fut chose commune dans la nécropole de Koban. Selon Chantre, une tombe contenait au minimum une fibule, sur les côtes du défunt in situ, et dans certaines tombes, leur nombre allait jusqu’à six.[11] Certains exemplaires provenant de cette nécropole sont décorés de têtes de bélier en ronde-bosse.

Les brassards enroulés (inv. 7913/1513, fig. 9) sont caractéristiques des nécropoles du Caucase du Nord, et surtout de celle de Koban. Dans les tombes, ces brassards sont découverts par paires, un sur chaque bras du défunt, in situ. Selon l’interprétation commune, l’apparition de brassards enroulés dans le Caucase ne peut être liée qu’aux contacts entre les cultures de Hallstatt et de Koban, ce type de brassard est significatif de la culture de Hallstatt.

A noter que les bracelets (inv. 7920/1520-7921/1521, fig. 15-16), aux extrémités enroulées en spirale, ont été aussi découverts par paires, un sur chaque bras du défunt.

Découvertes également par paires, placées en croix sous ou près du crâne du défunt, les épingles torsadées (inv. 7912/1512, fig. 8), à la tête enroulée (inv. 7922/1522-7923/1523, fig. 17-18) ou dites « spatuliforme » (inv. 7924/1524, fig. 19), servaient probablement à fixer la coiffe.

Des pendentifs (inv. 7909/1509, fig. 16, 7925/1525-7927/1527, fig. 20-22), un fragment de ceinture en feuille de bronze (inv. 7910/1510, fig. 17), des perles, des anneaux, des boutons, et les autres objets de la collection sont tous caractéristiques de la nécropole de Koban, mais également des autres nécropoles contemporaines.

Une étude comparative de la collection du Musée savoisien et des objets publiés par Chantre confirme leur appartenance à une seule et même typologie d’objets caractéristique des nécropoles de l’âge du Bronze final - début de l’âge du Fer dans le Caucase, et pouvant être datée plus précisément des IXéme - début du Ier millénaire. Si l’inventaire du musée ne les associe pas à la série de Koban, c’est peut-être parce qu’elles ne proviennent pas de la mission d’Ernest Chantre, bien qu’elles appartiennent au lot ayant fait l’objet de la transaction entre Perrin et la Ville de Chambéry. - VIIéme - début du Ier millénaire. Si l’inventaire du musée ne les associe pas à la série de Koban, c’est peut-être parce qu’elles ne proviennent pas de la mission d’Ernest Chantre, bien qu’elles appartiennent au lot ayant fait l’objet de la transaction entre Perrin et la Ville de Chambéry. siècles avant J.-C.[12]

Bien que notre étude n’ait pas pu éclaircir les circonstances de la découverte de cette collection conservée au Musée savoisien à Chambéry, nous tenons à souligner que, quelle que soit sa provenance – qu’elle ait été découverte au cours de fouilles officielles ou fortuites –, elle garde une place importante parmi les artefacts datant de l’âge du Bronze final - début l’âge du Fer.

Ana Cheishvili

Conservateur au département d’archéologie du Musée national de Géorgie – Musée S. Janashia

Notes

[1] Cet article a été rédigé à la suite du séjour de Mme Cheishvili au Musée savoisien, à Chambéry, durant le mois de juin 2008.
[2] Archives nationales – site de Paris, F/17/2946/C ; Archives municipales de Lyon, 524W209. Voir également André-Leicknam, Mohen, 1978 ; Lorre, 1998 ; Lorre, 2007.
[3] Chantre, 1886.
[4] La plupart des objets ont été achetés sur place (Chantre, 1883, p. 95).
[5] Avant les Scythes…, 1979 ; Catalogue sommaire…, 1989.
[6] Ce projet est conduit par Catherine Bodet (responsable des collections, Musée des Confluences), en collaboration avec Christine Lorre (conservateur au Musée national d’archéologie) et Giorgi Bedianashvili (Centre d’étude archéologique de Tbilissi) pour l’étude archéologique et par Patrice Courtaud (CNRS, université de Bordeaux I) et Françoise Le Mort (Maison de l’Orient, Lyon) pour la partie anthropologique. Voir également Cahier scientifiques …, 2007, p.45-46.
[7] Archives municipales de Chambéry, 1D-10 (séance du 1er mai 1891).
[8] Un dossier sur les objets provenant du Caucase a été réalisé par Jean-Paul Desroches (aujourd’hui conservateur en chef du département Chine au Musée Guimet), sous la direction de Louis-Jean Gachet (conservateur en chef du patrimoine et directeur de l’Office de Coopération et d’Information Muséographiques) alors conservateur au Musée savoisien.
[9] Daisay, 1896 ; Carotti, 1911.
[10] Fantskhava, 1988.
[11] Chantre, 1886, p. 69.
[12] Une lame de poignard (inv. 7905/1505, fig. 12) est plus ancien que l’ensemble de la collection et date de la première moitié du IIéme millénaire avant J.-C.

Bibliographie

Archives nationales – site de Paris, F/17/2946/C
Archives municipales de Lyon, 524W20
Archives municipales de Chambéry, 1D-10
ANDRE-LEICKNAM B., MOHEN J.-P. - 1978 - Voyages archéologiques au Caucase à la fin du XIXe siècle, in : La revue du Louvre et des Musées de France, 5-6, XXVIIIe année, p. 313-322
Avant les Scythes, Préhistoire de l’Art en URSS, catalogue d’exposition au Grand Palais, 6 février – 30 avril 1979, Paris
CAROTTI J. - 1911 - Musée de Chambéry, Catalogue raisonné, Chambéry
Catalogue sommaire illustré des collections du Musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, 2, Archéologie comparée, Paris, 1989
CHANTRE E. - 1883 - La nécropole de Koban (Caucase), Bulletin de la Société d’anthropologie de Lyon, Lyon, p. 92-106
CHANTRE E. - 1886 - Recherches anthropologiques dans le Caucase, tome second, Période protohistorique, Paris – Lyon
DAISAY J. - 1896 - Musée d’archéologie municipal et départemental, Catalogue complet des collections, Chambéry
FANTSKHAVA L. - 1988 - Kolkhuri kulturis mkhatvruli khelosnobis zeglebi (L’Art de la culture de Colchide, en géorgien résumé en russe), Tbilissi
LORRE C. - 1998 - L’origine de la collection archéologiques d’Ernest Chantre au Musée des Antiquités nationales, in : Antiquités nationales, 30, 1998, p.163-198
LORRE C. - 2007 - Ernest Chantre (1843-1824) et ses recherches dans la nécropole de Koban (Ossétie-du-Nord), Actes du colloque Histoire des collections, Lyon, avril 2007, (visible en cliquant sur le lein ci-desous)
SCHILTZ V. - 1979 - Les Bronzes de Koban, in : Archéologia, Paris, n° 128, mars 1979, p. 28-43
s. n. 2007 - Activités du Centre de conservation et d’étude des collections au cours de l’année 2006, Cahiers scientifiques (Département du Rhône, Musée des Confluences), n° 12, p. 33-54,

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LES ONZE PORTES D’AOSTE

onze portes aoste 1Ce texte est extrait de la revue du comité des traditions valdôtaines LO FLAMBO/LE FLAMBEAU, n° 197, printemps 2006. Nos adhérents, dont beaucoup connaissent la ville d’Aoste, y trouveront des précisions intéressantes sur l’enceinte de la cité et ses modifications au cours des âges. N. Messiez

A l’époque romaine, Aoste avait une enceinte de forme rectangulaire de 728 sur 575 mètres ; la superficie de l’emplacement était, donc, de 418 600 mètres carrés, c’est-à-dire 42 hectares. Les remparts, d’une épaisseur de près de deux mètres à la base, avaient une hauteur d’environ 6, 5 mètres ; les quatre portes principales avaient, chacune, deux tours auxquelles il faut en ajouter quatre pour chacun des coins du rectangle et huit le long du périmètre. Le total est, par conséquent, de vingt tours. La seule qui a gardé son aspect d’origine est celle du Pailleron (restaurée par Alfred d’Andrade en 1894) située en face de la gare d’Aoste.

Après la chute de l’Empire romain, Aoste a connu un fort déclin ; ce n’est qu’au cours du XIe siècle que la ville s’est, lentement, repeuplée. Les habitations furent rebâties le long des rues principales et la noblesse, encore à l’état d’embryon, utilisa les tours romaines abandonnées pour les transformer en maisons fortes.

Dans son ouvrage consacré à la vieille Aoste, Lin Colliard a établi que la cité d’Aoste avait, au Moyen Age, dix portes dont sept sur l’enceinte romaine, une en dehors de l’enceinte même et deux autres à l’intérieur de la cité. D’une façon détaillée, ce sont, du côté nord, la porte de la Rive (porta Sancti Stephani ou Augusta), de la Poterne et Pertuise ; sur le flanc sud, la porte Beatrix et de l’Echelle (ou du Pailleron) ; du côté est, la porte de la Trinité (porta Sancti Ursi ou porte prétorienne) et, à l’extérieur de l’enceinte, face à l’arc d’Auguste, la porte Chaffa, à l’ouest, vers Sarre, la porte Vaudagne et, à l’intérieur de la ville, les portes Ferrière et de Saint-Grat.

Or il semblerait que, d’après un court passage tiré d’un acte notarié portant sur une vente, les portes d’Aoste, au Moyen Age, aient été au nombre de onze, car il existait aussi, vers 1315, la porte du Mal Conseil. Le texte en question est très clair : un particulier vend une maison sise à Aoste « in loco dicto Mauli Consilii, prope portam Mali Consilii » . Le texte ne dévoile pas d’autres informations à ce sujet ; cependant, on a raison de croire qu’il s’agit bel et bien d’une porte méconnue jusqu’à présent. Il reste à savoir, évidemment, où il faut placer cette porte sise à l’intérieur de la cité. Le quartier du Mal Conseil , anciennement soumis à la juridiction des seigneurs de la porte d’Aoste, s’étendait, grosso modo, de la place Roncas jusqu’au carrefour des rues Croix-de-Ville, Malherbes et Mgr de Sales. Après cette date, la porte dont il s’agit n’est plus mentionnée ou, pour la précision, on n’a plus trouvé de citations la concernant. Il se peut donc qu’à cause de la perte de pouvoir des seigneurs de la Porte d’Aoste par l’intervention du comte de Savoie, cette porte, qui fermait vraisemblablement l’un des trois quartiers d’Aoste (celui du Mal Conseil), ait été abattue.

En ce qui concerne les autres portes, cela vaut la peine d’en dire deux mots. La Porte Prétorienne, jadis Porta Praetoria, est sans aucun doute la plus célèbre et la plus connue d’Aoste, car elle a maintenu intactes ses caractéristiques. Formée d’une construction double de trois arches chacune, séparée par la place d’armes, dont le passage central était carrossable, la porte était l’entrée principale de la ville du côté oriental. Par rapport à nos jours, le sol de l’époque romaine était inférieur de 2,60 mètres. La porte a été bâtie avec des blocs de « puddinga » (nom d’un matériau employé par les Romains) recouvert par des pierres verdâtres (originaires d’Aymavilles) et blanches. Au cours du Moyen Age, la porte prétorienne fut occupée, les deux tours comprises, par les seigneurs de la Porta Sancti Ursi puis sires de Quart. Jusqu’au XVIIIe siècle, les arches centrales de la porte étaient comblées par des bâtiments et seul le passage nord était libre. Ce qui expliquerait, par ailleurs, l’alignement de la rue, centrée justement sur l’axe nord.

La porte de la Rive ou de Saint-Etienne, jadis Porta principalis sinistra, existait, dès 1140 , sur la place Roncas ; à partir d’elle commençait l’itinéraire pour le Mont-Joux, aujourd’hui Grand-Saint-Bernard, l’un des axes routiers les plus importants de l’Europe au Moyen Age. Les deux tours de l’ancienne porte n’existent plus de nos jours. L’une, l’occidentale, a été remplacée par le palais Rolla (bâti au cours des années 30 du XXe siècle), sur le côté du palais Roncas, plus ancien. L’autre qui, au Moyen Age, était le siège d’une des familles nobles les plus puissantes d’Aoste, les De La Porta, fut enclavée à son tour dans la structure du couvent de la Visitation puis de la caserne Challant et, aujourd’hui, Musée archéologique régional. Le plan d’Aoste, dressé par Jean-Baptiste de Tillier vers 1730, atteste encore la présence de cette tour. Les souterrains du Musée en conservent encore les vestiges.

onze portes aoste 2La Porta decumana, puis Porte Friour ou du Plot, ou encore de Saint-Genis, de Savoie ou Boczana et, finalement, de Vaudagne, constituait l’entrée occidentale de la ville romaine. Là commençait la route pour le col du Petit-Saint-Bernard (Colonne Joux à l’époque médiévale), autre important axe routier valdôtain. Cette porte a existé jusqu’en 1812 ; par ordre du préfet du département de la Doire de l’Empire français, elle fut démolie pour permettre l’assainissement du quartier. Des deux tours de la porte, l’une est englobée en partie dans la Bibliothèque régionale et l’autre est encore visible presque dans son intégrité.

La Porta principalis dextera, puis porte Béatrix, était, parmi les autres, la plus simple car elle n’avait qu’un seul passage. Son but principal était l’accès au pont sur la Doire pour gagner les communes de l’Envers. Cette zone de la ville était contrôlée, au Moyen Age, par les vicomtes d’Aoste qui bâtirent leur tour (tour de Bramafan) sur les ruines d’une ancienne fortification romaine.
En dehors de la vieille enceinte romaine et, dans le détail, au-delà de la porte prétorienne, débute le bourg de Saint-Ours – le burgum Sancti Ursi ; cet ancien bourg, jadis entouré de murailles et d’un fossé , avait, à l’intérieur, un passage obligé pour entrer ou sortir de la rue Saint-Anselme (ancienne rue Bovarnier) : la porte Chaffa . Elle n’existe plus de nos jours. Elle fut abattue après 1774. Il n’en reste qu’une inscription gravée sur une pierre à son emplacement (Locus portae Sti Ursi vulgo Chaffa).
Au cours du Moyen Age, grâce à l’accroissement démographique de la ville et, par conséquent, à la nécessité d’avoir d’autres sorties secondaires, Aoste s’est dotée d’autres portes, à savoir la porte Perthuis, la porte Poterne et la porte de l’Echelle (Porta Scala).

La porte Perthuis ou Pertuise correspond en ligne directe avec la porte Echelle sise au sud de la ville. Elle avait sur l’un de ses flancs la tour des seigneurs de Perthuis. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, cette porte était aussi dénommée porte des Capucins. Elle fut abattue en 1865. La porte Poterne était une sortie auxiliaire sise entre les rues Saint-Joconde et Chanoux. Elle est visible sur le plan de Jean-Baptiste de Tillier de 1730. La porte Echelle est près de la Tour du Pailleron. Mentionnée une première fois en 1242, elle donnait accès aux prairies situées près de la gare actuelle . A partir de cette porte débutait aussi l’un des deux chemins conduisant au pont Suaz.

Aoste possédait aussi des portes à l’intérieur ; la plus célèbre est, sans doute, celle de Saint-Grat, la porta Sancti Grati des anciens textes. Elle était sise à une cinquantaine de mètres de la chapelle Saint-Grat et s’appuyait sur l’actuel débit de tabac. La première mention remonte à 1252 . Cependant, en 1309, elle signalée « portam novam ». Ceci impliquerait qu’entre 1252 et 1309 elle ait été rétablie car, dans le cas contraire, il n’y aurait pas eu nécessité de spécifier qu’il s’agissait d’une nouvelle porte. Elle est à nouveau mentionnée en 1448 ; à cette occasion, il est dit que la porte de Saint-Grat est près du « foro bestiarum » . Elle fut abattue définitivement en 1868.

L’autre porte intérieure est celle qui est dénommée porta Ferraria ou Ferrata ou, encore, Porta Fabris, la porte ferrée. Deux mentions de la première moitié du XVe siècle font état de son existence . Elle est mentionnée aussi à propos du trajet de la procession en l’honneur de saint Jean-Baptiste . Elle se trouvait à l’extrémité de la rue de Tillier et donnait accès à la place Saint-François, l’actuelle place Chanoux.

Enrico TOGNAN

Lo Flambò / Le Flambeau, revue du Comité des traditions valdotaines, 3, rue de Tillier – 11100 Aoste Italie

NOTES

1) AHR, Fonds Cordone, vol. X, doc. 44, 1315.

2) Les autres quartiers d’Aoste étaient Bicaria et Porta Sancti Ursi. Bicaria était le quartier le plus étendu ; il commençait à la Porte Vaudagne, c’est-à-dire la Porta decumana de la rue Edouard Aubert et finissait à la ponteille Perron, au début, donc, de la rue de la Porte Prétorienne. Le quartier Porta Sancti Ursi comprenait la rue de la Porte Prétorienne et finissait au Pont-de-Pierre. Quant au quartier du Malo Consilio, celui-ci s’étendait de la porte de la Rive, la Porta principalis sinistra, jusqu’au carrefour des rues Malherbes, Mgr de Sales et Croix-de-Ville. Le rectangle compris entre les rues Croix-de-Ville, Mgr de Sales, Xavier de Maistre et l’enceinte au nord de la ville était, d’après Lin Colliard, La vieille Aoste, Aoste, 1971, p. 40, sous le contrôle du clergé et jouissait de franchises et privilèges particuliers.

3) DUC, Joseph-Auguste, Histoire de l’Eglise d’Aoste, I, Aoste, p 360.

4) AHR, Fonds Cordone, vol. VI, p.701, 1311 : « domum que iacet in burgo de Porta Sancti Ursi . . . fines sunt de I parte strata de III lo fossal ».

5) ZANOLLI, Orphée, cartulaire de Saint-Ours (XVe siècle), in BAA, V, Aoste, 1975, pièce n° 489, 1297 : « pro domibus iuxta portam de Chaffa ».

6) DUC, Joseph-Auguste, Histoire de l’Eglise d’Aoste, I, Aoste, p 360.

7) - id. p. 317, n. 3.

8) AHR, Fonds Cordone, vol. VI, p. 693, 1309 : « item supra unam domum cum orto, fundamento, hedificio et antefacto que iacet in civitate Augustensis, in vico Sancti Grati prope portam novam . . . fines sunt de I parte strata . . . de V exitus ».

9) AHR, Fonds Cordone, vol. X, doc. 35, 1448 : « domum orto, curtibus, plateis, tabullis ( ?) . . . que iacet in civitate Augustentis prope portam Sancti Grati, videlicet in foro bestiarum . . . unacum quoddam pillorio ».

10) PATRONE, Anna Maria, Liber reddituum Capituli Auguste, Torino, 1957, p. 120 : « apud civitatem Auguste versus portam de Fabris ».

11) AHR, Fonds Cordone, vol X, doc. 22, 1433 : « unam parvam plateam iacentem Auguste loco dicto Perron prope portam ferratam » et AHR, Fonds Cordone, vol X, doc. 66, 1434 : « videlicet galeriam pontem ambulatorium seu lobiam sitam in civitate Augusta supra et inter murum domus episcopali Auguste et murum dicti hospitali de Naboysson et supra stratam publicam qua protenditur a porta ferraria dirrecte verus portam Vaudanam per curtem ville pro parte tamen lobie seu cameram sibi contengentis ad cameram dicti hospitalis ».

12) ZANOLLI, Orphée, Les « Obitus » et les notes marginales du martyrologue de la Cathédrale d’Aoste (XIIIe siécle), in BAA, XIII, Aoste, 1982, p. 36, pièce n° 141 : « Fiat processio solempnis per civitatem Auguste . . . videlicet per vicum prope frattres Minores et per portam Ferrarium usque ad Crucem Ville ».

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